Conférences et Expositions 2018-2019

16 mars 2019 - Une loge maçonnique à La Châtre au XIXe siècle

 

Lors d’une précédente intervention, l’auteur avait décrit les conditions de vie des enfants abandonnés et de leurs mères (voir revue de 2018), car son ancêtre, Louis Démocrate, fut retrouvé en 1812 sur le parvis d’une église. Poursuivant ses recherches, il s’intéresse à l’origine de son nom et émet l’hypothèse d’une origine maçonnique qu’il confirme en découvrant qu’une loge, « l’Heureuse Rencontre », existait début 1813 à La Châtre. Son président, Anselme Chamaillard, était notaire, membre du conseil municipal et président de la commission de l’hospice chargée des enfants trouvés. L’étude des signatures laisse penser que les francs-maçons étaient alors nombreux au conseil municipal.

 

A la BNF, Christian apprend que la loge castraise était composée de bourgeois lettrés de la ville : percepteur, notaire, greffier, deux docteurs dont Emmanuel Decerfz médecin de Mme Dupin grand-mère de George Sand, etc... Godefroid de Beaumont de Bouillon, grand-oncle de George Sand et secrétaire général du Grand Orient de France à Paris, a aidé Anselme Chamaillard à créer la loge de La Châtre.

 

Anselme Chamaillard a supervisé le service des enfants trouvés de 1811 à 1826. Le jeune Louis a été extrait de l’hospice en 1816, sans pouvoir dire qui l’a pris en charge. Seulement une douzaine d’enfants en France ont été appelés Démocrate, dont trois à La Châtre ; et l’une d’entre eux en 1792 avait été appelée Egalité Marat Démocrate ! 

 

5-8 août 2019 - La Renaissance en Boischaut-Sud

château d'Ars
château d'Ars
Château de Lys-St-Georges
Château de Lys-St-Georges
Chapelle des Carmes
Chapelle des Carmes
Notre association a participé aux journées « La Renaissance en Boischaut-sud » organisées par les « Milliaires » dans le cadre de l’opération Viva Da Vinci «500 ans de RenaissanceS en Val de Loire ».
En Boischaut-sud, un circuit Renaissance comprenait 4 visites de monuments historiques avec guides :
  •   le 5 août, le château d'Ars par Pierre Rémérand, suivi d'une table Ronde, "les RenaissanceS en Boishaut-Sud", avec M. Delclaux, C.J. Cartier, G. Guillaume, P. Rémérand et J.P. Surraud. Présentation du livre Le Berry de la Renaissance réalisé par l'Académie du Centre (Châteauroux) et la Société d’Archéologie et d’Histoire du Berry (Bourges) ;
  • mardi 6 août, visite commentée du château de Lys-Saint-Georges par Claude-Julien Cartier et Pierre Remérand ;
  • mercredi 7 août, visite commentée et poésie dans l’église de La Motte-Feuilly. Le tombeau de Charlotte d’Albret analysé par Francesca Lacour. A 16h30, présentation d'un poète berrichon de la Renaissance : Jean Lauron, par Lucien Lacour ;
  • jeudi 8 août, poésie berrichonne à Neuvy-Saint-Sépulchre ; 
  • jeudi 8 aout, la chapelle des Carmes à la Châtre ( théâtre-cinéma Maurice Sand ), visite commentée par les Amis du Vieux La Châtre, Monique Delclaux et Gérard Guillaume. A 20h : Renaissance de la poésie berrichonne de Maurice Rollinat par Daniel Rasson et Gérard Guillaume ;
  • du 4 au 9 août à Ars, exposition sur Guillaume de Marcillat, peintre verrier né à la Châtre, exilé en Italie au tournant du XVème siècle.
Télécharger ce programme.

21-28 septembre 2019 - Auberges, Cafés et Hôtels à La Châtre du XVe au XXe siècles

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine,  les cafés, auberges et hôtels de La Châtre du XVe au XXe siècles ont fait l'objet d'une exposition pendant une semaine au local de l’association, rue Maurice Sand.
 
26 septembre : Une conférence de Françoise et Ton Aben " L’Auberge de La Tête Noire " complétait cette exposition.

6 octobre 2019 - La Châtre et sa région à l'époque gallo-romaine

Cette conférence a été animée par Gérard Coulon, conservateur en chef du patrimoine, qui est revenu sur les origines de La Châtre, un sujet qui fait toujours débat. Une littérature abondante et souvent fantaisiste alimente la controverse.

 On nous a donc confirmé que : Jules César n'a pas séjourné à La Châtre au moment de la Guerre des Gaules ; la ville n'existait pas à l'époque gallo-romaine ;  la région castraise était occupée à cette époque, la toponymie le montre et l'archéologie le confirme. La voie romaine Argentomagus-Mediolanum desservait la région mais nous ne savons pas où elle franchissait l'Indre et La Châtre ne figure pas sur la Table de Peutinger. La trace de cette route antique est visible vers l'abattoir et le toponyme "La Chaussée" rappelle sa présence entre Chassignolles et Sarzay. Plusieurs vestiges sont à citer : la villa de Montlevic, les réemplois de divinités à l'église de Lacs, les restes d'un temple vers Champillet... Même George Sand a collectionné quelques objets... Un article détaillé paraîtra dans notre prochaine revue.

 

Rappel : aucun argument n'atteste l'origine gallo-romaine souvent invoquée pour La Châtre à cause de l'origine latine, "Castrum", de son nom. Ce nom n'autorise pas cette datation car il a désigné toutes sortes de fortifications jusqu'au moyen-âge. De plus le nom de La Châtre est une création "récente" pour la simple raison qu'il n'existait pas d'article en latin. Une origine remontant au moyen-âge est la seule à retenir en l'état actuel des connaissances. Voir aussi

18 mars 2018 - Hospice et hôpitaux de La Châtre

chapelle des Capucins
chapelle des Capucins

Gilles Marais a décrit l’évolution des services hospitaliers de La Châtre au cours des siècles : les différents emplacements dans la ville, leurs organisations, leurs modes de fonctionnement.

 

Jean-Yves Labarre a apporté un éclairage sur la médecine aux différentes époques (pathologies et encadrement médical).

 

Christian Démocrate s'est intéressé aux enfants abandonnés et  déposés au tour de l’hôpital entre 1750 et 1830. Il a particulièrement étudié les noms de famille attribués à ces enfants à La Châtre et ailleurs. Le soin qu'on accordait aux choix des patronymes était très variable.


Juin 2018 - La Guerre de Cent ans entre Berry, Marche et Poitou

 

 

Cette exposition a été élaborée par la Fédération des chemins de la Guerre de Cent ans, en collaboration avec l'ARHAMIS (Association pour la Recherche en Histoire et Archéologie Médiévales de l'Indre) soutenues par le Conseil Départemental de l'Indre. Elle comprenait 15 panneaux permettant d’approfondir ses connaissances sur les lieux et personnages de notre région ayant joués un rôle majeur dans cette période de notre histoire où le sud du Berry, limite des possessions anglaises et françaises,  fut particulièrement exposé. Vincent Portier a développé ce sujet lors d'une intéressante conférence tenue lors du vernissage de l'exposition.

Septembre 2018 - Artisans et Commerçants de La Châtre                                       au XXe siècle

Du 17 au 23 septembre 2018, lors des Journées européennes du patrimoine, l’association a conçu et présenté dans son local, situé au Palais de Justice, une exposition sur l'artisanat et le commerce castrais au siècle dernier.

 

Cette présentation rendit compte par des photos anciennes, des objets, des plans, de l'importance du tissu artisanal et commercial de La Châtre au cours du XXème siècle. On note sa dimension humaine d'alors, son caractère de proximité, à un moment où les commerces se transforment ou migrent du centre-ville vers les Grandes Surfaces en périphérie, voire sur Internet.

 

13 octobre 2018 - En Pays de La Châtre au temps de la gabelle                              des chemins sauniers au bagne de Brest

 

Cette conférence a eu lieu le samedi 13 octobre à 15h à la Chapelle des Capucins, rue Jean Pacton à La Châtre.

 

Jean-Pierre Surrault, historien et président de l’Académie du Centre, auteur de nombreuses publications sur l'histoire du Bas-Berry, a fait part de ses recherches sur le sujet. Trois sous-thèmes ont été abordés :

  • le fonctionnement de l'impôt dans la région ;
  • les faux sauniers locaux ;
  • des portraits et vécus de quelques faux sauniers, de la contrée au bagne de Brest.

Notre prochaine revue annuelle publiée en décembre reviendra sur cette communication qui a passionné l'auditoire.